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Georg Philipp Telemann

[1681 1767]

Harmonischer Gottes-Dienst

 

 

Auf ehernen Mauern

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Sur des murs d'airain
cantate pour voix haute, flûte & continuo

Pour le Dimanche de Quasimodo
texte: Michael Richey

twv 1: 96

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Jean 5, 1 - 13

 

Quiconque croit que Jésus est le Christ, est né de Dieu, et quiconque aime celui qui l'a engendré, aime aussi celui qui est né de lui.
Nous connaissons que nous aimons les enfants de Dieu à ce que nous aimons Dieu et observons ses commandements.
Car l'amour de Dieu consiste à observer ses commandements; et ses commandements ne sont pas pénibles.
Car tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde; et notre foi est la victoire qui a triomphé du monde.
Mais qui triomphe du monde sinon celui qui croit que Jésus est le fils de Dieu ?
C'est lui, Jésus Christ, qui vient avec de l'eau et du sang; non avec de l'eau seulement, mais de l'eau et du sang. Et c'est l'Esprit qui rend témoignage, parce que l'Esprit est la vérité.
Car il y en a trois qui rendent témoignage: l'Esprit, l'eau et le sang;
Et les trois sont d'accord.
Si nous recevons le témoignage des hommes, celui de Dieu et plus grand; car le témoignage de Dieu est qu'il a rendu témoignage à son fils.
Qui croit au fils de Dieu possède ce témoignage. Qui ne croit pas Dieu, le fait menteur; car il ne croit pas au témoignage que Dieu a rendu à son fils.
Et ce témoignage, c'est que Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est dans son fils.
Qui a le fils de Dieu a la vie; qui n'a pas le fils de Dieu n'a pas la vie.
Je vous ai écrit cela, à vous qui croyez au nom du fils de Dieu, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle et que vous croyiez au nom du fils de Dieu.

 

 

Air

 

Sur des murs d'airain, sur des fondations de marbre
Repose la confiance de notre espérance.
Si les cierges vivants de la foi
Éclairent les yeux, enflamment les âmes,
Leur éclat sacré dans le cœur ne souffre pas
Le crépuscule du doute.

 

Récitatif

Aussi longtemps que l'inconstance entraîne
Le timide, l'esprit faible, de çà, de là,
La confiance, la douce consolation de la joie dans la foi,
Lui reste inconnue.
Le pied débile qui à pas incertains bute sur chaque pierre,
Cherche en vain la porte ouverte
Qui nous donne un accès assuré au trône de grâce.
Oh non ! Je connais celui qu'aime mon âme:
Mon Sauveur se présente lui-même
Dans ses paroles pour me racheter,
Lui qui a fait, qui a souffert ce que je devais faire,
Ce que je devais souffrir.
Voilà le rocher sur lequel repose ma foi;
Voilà l'écu qui couvre ma poitrine
Quand votre rage, ennemis de mon salut, me fait peur.
Ainsi mon cœur ne sera pas votre proie:
Je sais, je sais en qui je crois.

 

Air

 

Oui, oui, renouvelez seulement vos perfidies, [1]
Tendez filets et pièges à mes pieds,
Ma foi sera confirmée par votre rage.
Je brave les piqûres venimeuses du serpent,
[
2]
Si les montants de ma porte sont enduits de sang,
[
3]
L'épée de l'assassin ne m'émeut pas.

 

[1] Psaume 55, 4
[2] Genèse 3, 15
[3] Exode 12, 7

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Ergeuß dich zur Salbung

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Répands-toi pour oindre
cantate pour voix haute, flûte à bec & continuo

Pour le troisième jour de Pentecôte

twv 1: 448

index

 

Air

 

Répands-toi pour oindre
L'âme vacillante,
Ô huile sainte,
Pénètre mon cœur désespéré.

Je sombre presque transi,
Ô divin souffle,

Ranime-moi,
Qu'ainsi passe la faiblesse,
Qu'ainsi disparaisse la douleur.

 

Récitatif

La Samarie a reçu le Saint Esprit
Grâce à la parole de Dieu et à une ardente supplication.
Ah, viens aussi à moi,
Esprit de splendeur et de grâce,
Car mon âme te réclame !
Mes yeux regardent comme elle ta parole de grâce
Qui te promet à mes appels.
Viens, viens ! Je t'ouvre la porte,
Fais à nouveau entrer ta Sion !
Tu m'as déjà considéré avec bienveillance
Dans les liens primitifs du péché.
Alors déjà dans mon enfance ton noble éclat
A fait de moi un enfant du Très Haut.
Alors tu m'as renouvelé
Et déjà enflammé pour le bien.
C'est pourquoi je dois maintenant toujours montrer mon zèle,
Et invariablement me nommer Temple de Dieu.
Mais comme il a été souvent abîmé honteusement,
Comme je suis souvent mort au bien !
À présent, la mort éternelle suit la mort du péché.
Mais pour un nouveau salut et une nouvelle vie,
Par ta force, ma force me sera rendue.
Chasse donc la détresse sans mesure !
Viens et délivre-moi de ce corps mortel.
Oui, esprit de vie, viens et reste !

 

Air

 

Noir esprit des ténèbres,
Fuis, et retire-toi d'ici !
Car l'esprit de la sainteté rayonne,
Vit et règne en moi.

Je suis las de tes liens.
Vie, joie, force et paix
Sont la bienheureuse bannière
Que m'offre son royaume nouveau.

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Erquickendes Wunder der ewigen Gnade

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Prodigieux réconfort
cantate pour voix médiane, violon & continuo

Pour le 1er jour de Noël
texte : auteur inconnu

twv 1: 469

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Tite 3, 4-8

 

Mais alors se manifesta la bonté de Dieu notre Sauveur et son amour des hommes; ce n'est pas pour les œuvres de justice que nous avons accomplies, mais par miséricorde qu'il nous fit bienheureux par le baptême de la régénération et le renouvellement du Saint Esprit, qu'il a répandu sur nous avec abondance grâce à Jésus Christ notre Sauveur, afin que, justifiés par sa grâce, nous devenions en espérance héritiers de la vie éternelle. Cela est certain; je veux que tu enseignes fermement ces choses, afin que ceux qui se sont mis à croire en Dieu s'appliquent à pratiquer de bonnes œuvres, ce qui est bon et utile aux hommes.

 

 
 

Air

 

Prodigieux réconfort de la grâce éternelle,
Dieu engendré, prends mon cœur et mon esprit
Pour ton ciel !
Fais qu'après un si grand amour
Je passe mes jours dans une fervente reconnaissance
Aussi longtemps que j'aurai été racheté par toi !

 

Récitatif

Eh bien, pour ce joyeux moment,
Que chaque bouche s'emplisse de rire
Et chaque cœur de gaieté !
Qu'aucun esprit ne soit attristé par des bagatelles,
Qu'aucun œil ne connaisse les larmes,
Alors qu'ils ont à découvrir encore
Combien grande est la félicité intérieure !
Mais en même temps, prenez soin de vos âmes
Pour ne pas affliger par une joie trompeuse,
En réponse à son incommensurable amour,
Celui qui vous a apporté tant de plaisir !
Il descend de son trône
Pour détruire l'œuvre et la joie du diable; [
1]
Ah, ne cherchez pas à les honorer !
Rompez avec Baal ! honorez et embrassez le Fils ! [
2]
Il se montre si miséricordieux
Et cette grâce vous engage
À ne choisir par vile ingratitude,
Aucune créature terrestre haïe de Dieu.

 

Air

 

Ombres fugitives, idoles inexistantes,
Dagon, Bel et Astharoth,
Effondrez-vous, soyez précipités et devenez la risée de tous !
Mon cœur s'est consacré à Jésus;
Lui seul
Est mon roi et mon Dieu.

[1] 1 Jean 3, 8
[2] Psaume 2, 12

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Erwäg, O Mensch

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Considère, homme
cantate pour voix haute, flûte & continuo

Pour le 17er dimanche après la Trinité

twv 1: 487b

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Air

 

Considère, homme:
Dieu donne six jours entiers pour un jour du Sabbat !
Nous devons avoir dans l’âme plusieurs milliers de bénédictions pour lui.
N’est-ce pas suffisant (Réfléchis ! Parle !) pour le fêter ?

 

Récitatif

Oui ! Celui qui perçoit et tient pour agréable la douceur de la véritable joie de l’âme
Qui naît toujours chez les croyants
Quand on va à la maison de Dieu
Et que la parole du Très Haut nous y arrive à l’oreille et au cœur,
Quand la foi et l’amour prient, lisent et chantent
Et apportent à notre Dieu l’offrande de la dévotion,
Ah, en vérité,
Celui-là appréciera avant tout le très précieux jour du Sabbat;
Oui, toujours, d’un cœur impatient,
Il se rendra au temple avec louange et reconnaissance.

 

Air

 

Délicieux repos pour les cœurs pleins de grâce
Que celui que procure le saint jour de repos divin !
Délicieux repos pour les âmes pleines de grâce
Que celui que procure le saint jour de repos divin !
Entendre la lecture, les commentaires, l’exégèse de la doctrine,
La foi, la dévotion, la ferveur
Réconforte les âmes en leur insufflant vie et force.

 

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In gering- und rauhen Schalen

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Dans de modestes coquilles brutes
cantate pour voix haute, flûte & continuo

Pour le 1er dimanche après les Rois
texte: Matthäus Arnold Wilckens [1704 - 1749]

twv 1: 549

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Romains 12, 1 - 6

 

Je vous exhorte donc, chers frères, par la compassion de Dieu, à offrir votre corps comme un vivant sacrifice, saint et agréable à Dieu, ce qui serait votre façon raisonnable de servir Dieu.
Et ne vous conformez pas à ce monde, mais transformez-vous par le renouvellement de votre intelligence, afin de discerner ce qui serait la bonne, agréable et parfaite volonté de Dieu.
Par la grâce qui m'a été donnée, je dis à chacun de vous que personne ne se tienne pour plus haut que ce qui lui a été accordé, mais que chacun s'estime dans la mesure où Dieu a distribué à chacun la mesure de la foi.
Car de même que nous avons plusieurs membres dans un seul corps, mais que tous les membres n'ont pas la même fonction, de même nous qui sommes plusieurs formons un seul corps dans le Christ, mais nous sommes membres l'un de l'autre, et nous avons des dons différents selon la grâce qui nous a été donnée.

 

 

Air

 

Dans de modestes coquilles brutes
Joue le reflet argenté des perles.
Prends-les comme exemple, homme,
Persuade-toi de la bienveillante clémence du Créateur
Avant tous les autres dons,
Fais que, comme là-bas devant les rayons de Moïse,
L'humilité soit ton habit.

 

Récitatif

Ô vanité ! Mortel intelligent,
Comment peux-tu être assez aveugle,
Assez insensé,
Pour que l'art, l'entendement, la science,
Dont chacun devrait t'amener à l'humilité,
T'élèvent pourtant à la présomption,
T'entraînent hors de toi !
Ah, ne laisse pas l'orgueil s'emparer de ton esprit.
Dresse-toi contre ce Goliath
Qui s'est bien trop enhardi à moquer Dieu !
Regarde, voici cinq galets [
1]
Qui, par le pouvoir de la foi, sont durs et mortels pour lui.
C'est pourquoi, s'il s'approche de tes dons d'un air effronté,
Pense que tu ne les tiens pas de toi-même;
De la seule mer de sagesse de Dieu viennent tous les dons.
Tu ne les as pas gagnés.
C'est de la grâce du Très Haut que coule
Tout ce que tu es et que tu sais.
Tu n'es pas le seul à les avoir,
Même si ton esprit cherche à s'élever,
Plus d'un se presse avant toi.
Tu les as pour peu de temps,
Parle, où est ta haute intelligence
Quand la mort te jette bas ?
Enfin, médite sans relâche:
Autant tu as d'orgueil,
Autant tu as la haine de Dieu.
Dieu, devant qui seule vaut l'humilité,
Abat l'idole de Dagon de l'ostentation.

 

Air

 

Ce n'est pas à nous, non, non, mais à toi seul,
Suprême Majesté, que doivent revenir gloire et puissance !
Aide toi-même à bannir
De mon cœur le tyran
Qui, dans chaque œuvre,
N'honore que lui et non toi.

 

[1] Samuel 17, 40

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Glaubet, hoffet, leidet, duldet

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Croyez, espérez, souffrez, endurez
cantate pour voix haute, flûte à bec & continuo

Pour le dimanche après la Trinité
II Pierre 3, 3-13

twv 1: 626

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Air

 

Croyez, espérez, souffrez, endurez,
Endurez même si vous ne l'avez pas mérité:
Les choses changeront à coup sûr.
Comme le temps et la souffrance passent vite !
Bientôt la lumière de la joie éternelle
Perce sous les ténèbres de votre chagrin.

 

Récitatif

Ah, le temps vient assurément
Qui nous découvre la différence entre celui
Qui a servi Dieu et celui
Qui ne l'a pas servi.
Si ici aucun parti ne s'offre aux justes,
Si mensonge, rage et injustice
Oppriment l'innocence, terrorisent les hommes pieux,
Là-bas, l'épouvante rattrapera avec des hurlements
Les persécuteurs déchaînés eux-mêmes;
Car Christ vient réconforter ses fidèles,
Il vient, et sa récompense
Viendra avec lui dans sa splendeur.
Armée impie, voici que commence ta douleur
Qui ne peut jamais prendre fin !
Tu souhaitais ici
Une vie éternelle pour ton plaisir,
Là-bas elle te sera donnée,
Mais pour ton seul tourment.

 

Air

 

Parais, puissant Seigneur des armées !
Enflamme ton rayon menaçant.
La souffrance de tes enfants l'appelle,
La malignité des pécheurs impudents le réclame;
Ah, fais donc cesser les deux,
Pour la joie des tiens,
Pour le tourment des ennemis !

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Halt ein mit deinem Wetterstrahle

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Retiens le trait de ton orage
cantate pour voix médiane, violon & continuo

Pour le jour de l'an
texte: Matthäus Arnold Wilckens [1704 - 1749]

twv 1: 715

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Galates 3, 23-29

 

Avant que la foi vînt, nous étions enfermés sous la garde de la loi, en vue de la foi qui devait être révélée.
Ainsi la loi a été notre maître pour nous conduire au Christ, afin que nous fussions justifiés par la foi.
Mais maintenant que la foi est venue, nous ne sommes plus sous ce maître.
Car vous êtes tous fils de Dieu par la foi en Jésus Christ.
Car vous qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu le Christ.
Il n'y a plus ni Juif ni Grec, ni esclave ni homme libre, ni homme ni femme, car tous vous êtes un en Jésus Christ.
Et si vous êtes à Christ, vous êtes donc de la lignée d'Abraham, héritiers selon la promesse.

 

 

Air

 

Retiens le trait de ton orage,
Retiens-le, terrifiant Sinaï !
[
1]
La malédiction sera à nouveau levée;
Les cieux répandent d'en haut les bénédictions;
[
2]
L'intercesseur de notre salut est là.
Tables, brisez-vous pour la deuxième fois !
[
3]

 

Récitatif

Heures fortunées,
Puisque Moïse ne nous menace plus si sévèrement !
Oui, temps béni, puisque notre salut est apparu !
Attache-toi à lui avec une confiance véritable
Et ne te la laisse pas ravir jusqu'à ta fin,
Ainsi rien ne peur te ravir le trésor de la félicité.
Le fils de Dieu fait de toi par lui-même un enfant de Dieu;
Il a parfaitement fait ce qu'il fallait pour tous les péchés;
Tu l'as amené, par la foi, dans le Jourdain de ton baptême,
Ainsi tu es uni à lui
Et également purifié en lui.
Qu'y a-t-il donc qui puisse te nuire ?
Son enfance déjà t'a montré cela.
Considère seulement le jour présent,
Qui peut t'apporter le salut au matin,
Comment, pour la consolation et le salut du monde,
La belle rosée de la grâce tombe dans le sang de Jésus !

 

Air

 

Tarissez les flots de larmes ruisselantes
Où coule le sang de l'agneau !
Il n'y a aucune condamnation pour ceux
[
4]
Qui sont en Jésus Christ.

[1] Exode 19, 16 - 20
[2] Ésaïe 45, 8
[3] Exode 32, 19
[4] Romains 8, 1

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Ihr Völker hört

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Peuples, écoutez
cantate pour voix médiane, flûte & continuo

Pour la fête des Rois Mages
texte: Matthäus Arnold Wilckens [1704 - 1749]

twv 1: 921

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Air

 

Peuples, écoutez ce que Dieu dit à nouveau:
Que la lumière soit !
Réjouissez vos âmes dans une sainte félicité,
La splendeur de Dieu apparaît au monde.
Une étoile rayonne aux cercles de Sion,
Que toutes les étoiles du matin glorifient,
À laquelle s'associent lumière et salut.

 

Récitatif

Les ténèbres reculent,
L'obscurité se dissipe,
Le visage brillant de Dieu,
Maître et Créateur des astres,
Devient notre lumière solaire !
Un pur salut rayonne, une pure grâce agit.
Son vif éclat pénètre le lever et le coucher du soleil,
Sa clarté englobe midi et minuit;
Regarde donc autour de toi !
Qu'est-ce qui s'agite là-bas ? Qu'est-ce qui gronde sur la mer ?
C'est la multitude des peuples, c'est la puissance des païens;
Elle se réjouit de marcher elle aussi dans cette lumière;
Car comme, sur des chemins dévoyés,
Elle consacrait autrefois autel et temple au maître du ciel,
L'ardeur de sa dévotion va préparer maintenant avec de l'or et de l'encens
Le saint sacrifice à l'éclat qui rayonne de Sion.
Tous viennent de Saba,
On voit, on glorifie cette lumière,
L'air retentit de musique.
Mais quel silence !
Les cris de reconnaissance,
Les accents de jubilation sont-ils déjà finis ?
C'est ainsi: autant le premier instant s'était réjoui de cette lumière,
Autant ce bienfait est peu reconnu maintenant,
Autant on brûle peu d'encens pour elle;
Les acclamations ont laissé place à un faible murmure.
Non, non !
Je ne veux pas augmenter l'ingratitude,
Mais ta louange,
Je veux, étoile de Jacob, t'être éternellement reconnaissant.
Les rayons de ton feu descendent sur moi,
Qu'ainsi les rayons de mon ardeur remontent à toi.

 

Air

 

Alléluia ! Je fais une offrande à tes rayons,
Étoile qui me rends semblable aux étoiles.
Mon cœur entretiendra un feu éternel à ta gloire.
Sois loué hautement pour tant d'éclat et de bénédictions,
Qui, de l'angoisse et de la nuit,
M'ont fait passer à l'héritage des hommes pieux dans la lumière.

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Hemmet den Eifer, verbannet die Rache

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Réfrénez la colère, bannissez la vengeance
cantate pour voix haute, flûte & continuo

Pour le 4ème dimanche après les Rois
texte: Matthäus Arnold Wilckens [1704 - 1749]

twv 1: 941

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Romains 13, 8 - 10

 

Ne devez rien à personne, si ce n'est de vous aimer les uns les autres; car qui aime autrui a accompli la loi.
Car ce qui est dit: "Tu ne commettras point d'adultère; tu ne tueras point; tu ne voleras point; tu ne porteras pas de faux témoignage; tu ne convoiteras point" et tout autre commandement, se résume en ces mots: "Tu aimeras ton prochain comme toi-même."
Car l'amour ne fait pas de mal au prochain. Ainsi l'amour est l'accomplissement de la loi.

 

 

Air

 

Réfrénez la colère,
Bannissez la vengeance,
Étouffez toute amertume !
Laissez-vous conduire par l'amour;
Car c'est à cela qu'on verra
Que vous êtes disciples du Christ.
[
1]

 

Récitatif

Que veut dire: ne pas commettre l'adultère,
Ne pas tuer, ne rien dérober, ne pas porter de faux témoignage,
Ne pas convoiter,
Et tout autre commandement
Qui est écrit dans la loi ?
Ces paroles ne comprennent-elles pas toutes:
Tu aimeras ton prochain comme toi-même ?
Regarde ici l'arbre auquel, comme les branches,
Les vertus se montrent unies;
Car il n'y a aucune vertu qui n'en vienne pas.
Ah, si ce tronc, qui sort de la racine de la foi,
Ne verdit pas dans le jardin de ta vie,
Alors, crois que tu manques de la foi même.

 

Air

 

Oui, oui, je veux aimer mon prochain,
Car Dieu me donne cette règle de conduite.
Par l'amour, un homme peut, sur terre,
Se rendre déjà semblable au ciel
Qui nous le dispense parfaitement.

 

[1] Jean 13, 35

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Ist Widerwärtigkeit den Frommen eigen

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Si l'adversité est propre aux hommes pieux
cantate pour voix médiane, violon & continuo

Pour le 2ème dimanche après les Rois
texte: Matthäus Arnold Wilckens [1704 - 1749]

twv 1: 948

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Romains 12, 6-16

 

... et nous avons des dons différents selon la grâce qui nous a été donnée. Qui a le don de prophétie, qu'il l'exerce selon la mesure de la foi.
Qui a un ministère, qu'il s'acquitte de son ministère. Qui enseigne, qu'il s'acquitte de son enseignement.
Qui exhorte, qu'il s'attache à exhorter. Qui donne, qu'il donne avec simplicité. Qui gouverne, qu'il gouverne avec soin. Qui pratique la miséricorde, qu'il le fasse avec plaisir.
Que l'amour ne soit pas hypocrite. Ayez le mal en horreur, attachez-vous au bien.
Que l'amour fraternel entre vous vienne du cœur. Rivalisez d'honneur entre vous.
Ne soyez pas paresseux dans ce que vous devez faire. Soyez fervents d'esprit.
Adaptez-vous aux temps. Réjouissez-vous dans l'espérance, soyez patients dans l'affliction, constants dans la prière.
Pourvoyez aux besoins des saints hommes. Soyez volontiers hospitaliers.
Bénissez ceux qui vous persécutent, bénissez et ne maudissez pas.
Réjouissez-vous avec ceux qui se réjouissent et pleurez avec ceux qui pleurent.
Ayez les mêmes sentiments les uns à l'égard des autres. N'aspirez pas à ce qui est élevé, mais descendez à ce qui est humble.

 

 

Récitatif

Si l'adversité est propre aux hommes pieux,
Détresse et peine témoignent de l'amour de Dieu.
Il promet d'ôter à la fin
Tout chagrin aux siens,
Ainsi, résous-toi à ce doux fardeau
Et sois, comme l'exige sa volonté,
Joyeux dans l'espérance, muet dans l'affliction.

 

Air

 

Par le silence et l'espérance [1]
Je surmonterai mon sort
Et serai fort par le pouvoir du plus fort.
Si un coup m'a atteint,
La tristesse ne m'abattra pas;
Là où se trouve la sérénité de Dieu,
Les faibles épaules sont fortes
Et les grandes douleurs petites.

 

Récitatif

Si ton âme s'est ressaisie dans la patience,
Cherche alors, autant que tu peux,
À soulager la peine d'autres enfants de Dieu.
La route de Jéricho [
2] se trouve dans le monde entier,
Où souffrance et détresse accablent plus d'un;
Ainsi, avec toute ta sympathie,
Fais couler ton huile et ton vin
Sur les blessures de ton prochain
Quand il est dans la peine.
Applique-toi, dans un amour sans fard,
À pratiquer la charité avec plaisir,
Et charge-toi, comme tu sais,
Des nécessités sacrées;
Ainsi, quand la terre et le ciel se sépareront,
La bouche du Juge te dira un jour:
Tu l'as fait pour moi. [
3]

 

Air

 

Éternel amour ! Alimente les flammes
Des sentiments miséricordieux
Afin que nous, hommes, soyons humains !
Une bête aime ses semblables,
Seul l'homme insolent
Renferme souvent une âme
Plus que bestiale.

[1] Ésaïe 30, 15
[2] Luc 10, 30 - 34
[3] Matthieu 25, 4023

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Jauchzet, frohlocket der Himmel ist offen

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Exultez, jubilez
cantate pour voix de milieu, violon & continuo

Pour le 2ème jour de Noël
texte: auteur inconnu

twv 1: 953

index

Actes 7, 55-59

 

Mais il était rempli du Saint Esprit, et, levant les yeux vers le ciel, vit la gloire de Dieu et Jésus debout à la droite de Dieu et dit: Voici, je vois le ciel ouvert et le Fils de L'Homme debout à la droite de Dieu. Ils poussèrent alors de grands cris et se bouchèrent les oreilles, se jetèrent d'un seul élan sur lui, le traînèrent hors de la ville et le lapidèrent. Les témoins déposèrent leurs vêtements aux pieds d'un jeune homme, nommé Saül, et lapidèrent Étienne qui priait et disait: Seigneur Jésus, reçois mon esprit !

 

 

Air

 

Exultez, jubilez ! Le ciel est ouvert;
Levez vos yeux, pieux bienheureux !
Jésus qui, pour votre bien,
Est descendu dans le monde,
Ouvre la porte fermée
Et accomplit les espoirs de vos pères.

 

Récitatif

Louange à Dieu ! Le ciel est ouvert pour moi,
Ainsi, le monde peut bien, par la misère, la honte et la peine,
Être toujours un enfer pour moi;
De cet enfer je ne peux espérer aucune délivrance.
Étienne gît là-bas, meurtri partout
Et sanglant,
Qui a terminé sa vie dans la joie;
Mais qu'est-ce qui lui a causé cette joie ?
Il a vu d'abord, au milieu des violences
Sanguinaires, le ciel ouvert.
Il en est ainsi: ni plainte, ni persécution
Ne se trouvent ici
Dans les vallées de Méschec,
Qu'il ne puisse surmonter avec cette consolation:
Le ciel nous est ouvert.
Le voyageur qui, dans le lointain,
Distingue l'endroit où il souhaite aller,
Porte volontiers sa charge,
Si lourde soit-elle, et même deux fois plus:
L'œil de notre foi ne voit-il pas déjà
La cité pleine d'éclat et d lumière,
Où nous aspirons à parvenir ?
Ah oui, et cela adoucit les difficultés
De tout le voyage.
Mais si une goutte peut nous mettre dans une telle joie,
Comme la pleine mer fera un jour nos délices !

 

Air

 

Quelle splendeur, œil fortuné,
T'attend à ce moment-là !
Ce qu'aucun œil n'a jamais vu,
Tu le vois dans les hauteurs célestes:
Jésus en majesté.

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Du bist verflucht, o Schrekensstimme

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Tu es maudite, voix d'épouvante
cantate pour voix haute, flûte & continuo

Laetare [*]
texte: auteur inconnu

twv 1: 385

[*] Laetare: 4ème dimanche de Carême, on y chante: Laetare (Réjouissez-vous)

index

Galates 4, 21 - 31

Dites-moi, vous qui voulez vivre sous la loi: n'avez-vous pas entendu la loi ?
Car il est écrit qu'Abraham eut deux fils, l'un de la servante, l'autre de la femme libre.
Mais celui de la servante naquit selon la chair, mais celui de la femme libre, par la promesse.
Ces paroles ont une signification. Car ce sont deux alliances: l'une du Mont Sinaï, enfantant pour la servitude, à savoir Agar;
Car Agar veut dire le Mont Sinaï en Arabie, et correspond à la Jérusalem actuelle, dans la servitude avec ses enfants.
Mais la Jérusalem d'en haut est la femme libre; elle est notre mère à tous.
Car il est écrit: Réjouis-toi, femme stérile, qui n'enfantes point ! Et exulte et crie, toi qui n'est pas enceinte ! Car la femme seule a bien plus d'enfants que celle qui a un mari.
Mais nous, chers frères, comme Isaac, nous sommes les enfants de la promesse.
Et il en va de même aujourd'hui qu'au temps où celui qui était né selon la chair persécutait celui qui était né selon l'esprit.
Mais que dit l'Écriture ? Chasse la servante avec son fils, car le fils de la servante ne doit pas avoir part à l'héritage du fils de la femme libre.
Ainsi, chers frères, nous ne sommes pas maintenant les enfants de la servante, mais ceux de la femme libre.

 

 

Air

 

Tu es maudite, voix d'épouvante,
Tu es damnée, parole foudroyante !
La vengeance tonne depuis les cimes d'Agar
Avec des éclairs mortels, mais légitimes.
Rochers, brisez les liens !
Collines, ouvrez votre sein,
Recouvrez-nous
[
1] devant le courroux royal !
Mais non, protection trop faible, endroit trop peu sûr !

 

Récitatif

C'est ainsi: depuis qu'auprès de l'arbre de l'Éden le premier péché du premier homme
A conduit tous les autres à la même chute, [
2]
Ce n'est pas par le pouvoir de nos œuvres
Qu'une âme a pu trouver grâce.
Qui héberge en son sein
Chair et sang,
Comme le fait un chacun,
Ressent dans cet étroit espace un vaste champ
Qui ne porte que des chardons.
Il est impossible d'accomplir parfaitement
La volonté de Dieu avec tous ces obstacles.
Comment peut-il en être autrement !
Le pur péché entraîne pure malédiction et douleur.
Mais non !
Voici que tu nous as, Seigneur (ah, sois loué pour cela)
Montré la grandeur de ta bonté.
Ce qui nous était impossible,
Tu l'as fait pour nous.
Vrai Dieu, tu as revêtu la vraie humanité;
Tu t'es réconcilié par toi-même,
Tu as brisé le pouvoir du péché
Et nous as délivrés de la malédiction.
Ainsi grâce à toi seul, chacun
Qui comprend cela entre dans un nouvel Éden.
Hélas, mais quelle folie
Que des hommes soient pourtant assez hardis
Pour gagner le ciel par leur propre sainteté !
C'est le Fils qui nous délivre, [
3]
Et tu veux encore gagner par ton mérite
Ce dont nous n'héritons que par sa grâce.
Pourtant, un seul mot abat ton orgueil,
Un seul mot: l'imperfection,
Dont tes membres
Dans cette vie ne sont jamais délivrés,
Garde-le sans cesse devant tes yeux.
Mais toi, salut du monde, fais
Que même dans une vie débridée
La liberté ne soit pas pour nous le voile qui couvre la méchanceté, [
4]
Mais que, pleins d'humilité, nous édifiions
Espoir et confiance sur ta seule grâce.
Car elle seule délivre le pécheur.
Ainsi nous sommes enfants d'Isaac selon la promesse.

 

Air

 

Réjouissez-vous, bienheureux enfants de la femme libre !
Les liens de la servitude sont pour toujours brisés.
Le Très Saint a fait de nous, esclaves et serviteurs,
Des justes libres déjà sur terre,
Jusqu'à ce que dans les glorieux royaumes de Sion
Nous soit dévolu l'héritage de la plus parfaite liberté.

 

[1] Luc 23, 30
[2] Genèse 3, 1 sqq
[3] Jean 8, 36
[4] Pierre I, 2, 16

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Deine Toten werden leben

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Tes morts vivront
cantate pour voix haute, flûte à bec & continuo

Rogations [*]
texte: Matthäus Arnold Wilckens [1704 - 1749]

twv 1: 213

[*] Rogations: les trois jours précédant immédiatement l'Ascension [...] du latin rogare (demander) [...] car l'Évangile du dimanche précédent contient le passage "demandez ce que vous voudrez et cela vous sera accordé" (Jean 15, 7)

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Ésaïe 26, 19

Mais tes morts vivront, mes cadavres ressusciteront. Réveillez-vous et jubilez, vous qui gisez sous terre ! Car ta rosée est une rosée pour le champ verdoyant; et tu renverseras le pays des morts.

 

 

Air

 

Tes morts vivront
Et, entourés de joie et de lumière,
Seigneur, se tiendront à ta droite;
Pour nous rendre doux le trépas,
Ton bras a vaincu la gueule de la mort.
Oh, comme il est beau de mourir maintenant !
Les douceurs de la vie quitteront le fort,
Les mets, le glouton.

 

Récitatif

Ainsi n'ayez plus peur du trépas
Qui ne fait que briser la coquille de l'âme;
L'heure vespérale de la mort
Porte, comme le matin, de l'or dans la bouche.
Bienheureuse multitude des hommes pieux décédés !
Tandis qu'à vos âmes, dans leur montée au ciel,
Se manifeste la plus grande félicité,
Le corps se repose dans sa chambre silencieuse
De toute douleur, de toute lamentation
Jusqu'à ce que, à la fin des temps,
Le sombre espace des caveaux funèbres
Rende les corps
À leurs âmes.
Car la lumière de ce jour
Sera comme le jour de la première Création,
Où, à partir de la poussière, de l'argile et de la terre,
Nous serons comme recréés.
Représentez-vous que ce qui était corruptible
Sera dorénavant incorruptible.
C'est pourquoi soyez forts et fermes,
Travaillez de mieux en mieux à l'œuvre du Seigneur, [
1]
Puisque Dieu vous fait espérer ce repos après votre travail.
Seul peut redouter la mort et ce jour Celui qui n'adhère qu'aux péchés
Et vit en dehors de la grâce de Dieu;
Mais celui qui peut trouver du réconfort en Lui,
Le son des trompettes du réveil lui annonce,
Comme à Israël, le début de l'année sacrée.

 

Air

 

Mortels ! Pourquoi craindre la mort et la terre ?
Pour qu'aucune des deux ne vous effraie,
Laissez d'abord aller au tombeau les désirs vains !
Faites que triomphe en vous une force vitale
Devant laquelle la peur de l'éternité s'évanouisse;
Oui, en ce moment, par le renouvellement de votre esprit,
Considérez l'image du changement futur.

[1] " Ainsi, chers frères, soyez fermes, inébranlables, travaillant de mieux en mieux à l'œuvre du Seigneur,sachant que votre travail ne sera pas vain dans le Seigneur. " PAS DE REFERENCE...

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Durchsuche dich, o stolzer Geist

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Sonde-toi, esprit orgueilleux
cantate pour voix haute, flûte à bec & continuo

Pour le 11ème dimanche après la Trinité
texte: Matthäus Arnold Wilckens [1704 - 1749]

twv 1: 399

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Corinthiens 15, 9 - 10

Car je suis le moindre des apôtres, je ne suis pas digne d'être appelé apôtre, parce que j'ai persécuté la communauté de Dieu.
Mais par la grâce de Dieu je suis ce que je suis. Et sa grâce pour moi n'a pas été vaine, loin de là, j'ai travaillé bien plus qu'eux tous; non pas moi, mais la grâce de Dieu qui est avec moi.

 

 

Air

 

Sonde-toi, esprit orgueilleux,
Regarde ce que tu es par toi-même,
Et tu ne verras que des signes de faiblesse.
Vois comme ta misère est grande !
Tu es, parce que tu es un pécheur,
La plus pauvre des créatures.

 

Récitatif

Ah, celui qui se reconnaît un jour
Comme un condensé de tous les manques
Ne prête plus l'oreille à l'esprit d'orgueil.
Celui qui auparavant se croyait un ange
Peut, s'il s'examine bien,
À peine se nommer humain, pauvre motte de terre.
Quelle chute, belle étoile du matin ! [
1]
Toi qui t'étais choisi un siège
Si haut, au-dessus de ton Seigneur,
Comme cette première splendeur s'est perdue !
Ah, maintenant tu vois ce que tu es
Quand la bonté de Dieu n'est plus à nos côtés.
Car ce que nous sommes, et le bien que nous pouvons montrer,
N'agissent en nous que liés
À l'éclat de la grâce du Créateur bienveillant.
Ainsi, homme, courbe au plus profond de toi
L'orgueilleux Pharisien, [
2]
Et puisque la main de Dieu
A secondé, par grâce, ce dont tu as été capable,
Fais en sorte, plein d'humilité,
Que cette grâce ne soit pas vaine.

 

Air

 

Seigneur de grâce, Dieu de lumière,
Que ton Tout et mon Rien
M'incitent à l'humilité !
Si ce qui est à moi est tout à toi,
À toi seul aussi doit être
Ce qui est à toi.

[1] Esaïe 14, 12 - 15
[2] Luc 18, 9 - 14

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Es ist ein schlechter Ruhm

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C'est te glorifier à tort
cantate pour voix haute, flûte à bec & continuo

Pour le 19ème dimanche après la Trinité
texte: Matthäus Arnold Wilckens [1704 - 1749]

twv 1: 506

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Éphésiens 4, 22 - 32

Ainsi dépouillez-vous maintenant, eu égard à votre vie passée, du vieil homme qui se corrompt par les convoitises trompeuses.
Mais renouvelez-vous dans l'esprit de votre intelligence et revêtez l'homme nouveau créé selon Dieu dans la bonne justice et la sainteté.
C'est pourquoi renoncez au mensonge et dites la vérité chacun avec son prochain, car nous sommes membres les uns des autres.
Courroucez-vous, mais ne péchez pas ; ne laissez pas le soleil se coucher sur votre colère.
Ne laissez pas non plus de place au Malin.
Que celui qui a volé ne vole plus, mais travaille et produise de ses mains quelque chose de bon pour pouvoir en donner à celui qui est dans le besoin.
Ne laissez sortir de votre bouche aucune parole mauvaise, mais ce qui est utile pour l'édification, là où on a besoin qu'elle apporte la grâce à ceux qui écoutent.
Et n'attristez pas le Saint Esprit de Dieu par lequel vous avez été scellés pour le jour de la rédemption.
Que toute amertume, animosité, courroux, clameur et malice soient loin de vous, ainsi que toute méchanceté.
Soyez amis les uns des autres, compatissants, vous pardonnant réciproquement, tout comme Dieu vous a pardonné en Christ.

 

 

Récitatif

C'est te glorifier à tort
Que de se compter au nombre des chrétiens d'après le nom,
Quand manquent à ton christianisme
D'authentiques preuves.
La force doit témoigner du baume,
La vie, du christianisme,
Si les deux sont vraiment sincères.

 

Air

 

Si tu prends plaisir aux joies païennes,
Ne te nomme pas chrétien,
Car le Christ ne te connaît pas vraiment.
Régénère-toi d'esprit et de cœur,
Sinon tu ressembles aux cierges fondus
Où manquent lumière et chaleur.

 

Récitatif

Comme l'orgueil des mortels est aveugle !
Avec les hommes on arborera volontiers des vêtements
Neufs, beaux et riches.
Mais devant Dieu, personne n'a honte
D'apparaître dans de vieux haillons,
Ce qui signifie : aucun ne fera l'effort
De dépouiller le vieil homme et revêtir le nouveau.
Ainsi la plupart s'enrôlent
Dans l'amour de Satan,
Et pourtant se donnent pour serviteurs du Christ.
Mais, ah, à quoi bon l'hypocrisie
Puisqu'il ne peut pas s'y méprendre ?
La foi n'est que l'habit
Dans lequel on se tient là-haut à la droite de Dieu;
Mais qui porte un tel ornement
Porte en même temps la robe de la sainteté.

 

Air

 

Bonne nuit, péchés anciens !
Mon cœur brise vos liens.
Je veux marcher dans une nouvelle vie
Selon le bon plaisir de Dieu.
Son esprit est à côté du mien
Jusqu'à ce que, dans ce nouveau monde,
Je sois parfaitement neuf et saint,
[
1]
Alors vois, là-bas tout est neuf.

[1] Apocalypse 21, 5

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Erscheine, Gott, in deinem Tempel

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Apparais, Dieu, dans ton temple
cantate pour voix haute, flûte à bec & continuo

Pour la Purification de Marie
texte: Matthäus Arnold Wilckens [1704 - 1749]

twv 1: 471

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Malachie 3, 1 - 4

Vois, j'enverrai mon messager préparer le chemin pour moi. Et bientôt entrera dans son temple le Seigneur que vous cherchez; le messager de l'alliance que vous désirez, vois, il vient ! dit l'Éternel des armées. Mais qui pourra soutenir le jour de sa venue, et qui restera debout quand il paraîtra ? Car il est comme le feu d'un forgeron et comme le savon des lavandières. Il s'assiéra, fondra et purifiera l'argent; il purifiera les enfants de Lévi comme l'or et l'argent. Alors ils apporteront au Seigneur des offrandes comme il se doit, et l'offrande de Juda et Jérusalem sera agréable au Seigneur comme autrefois et il y a bien des années.

 

 

Air

 

Apparais, Dieu, dans ton temple,
Explore la maison de mon cœur !
Ton séjour deviendra un enfer pour le meurtrier,
[
1]
Ah, viens, et chasse de mon âme
L'horreur qui la remplit.

 

Récitatif

Le lieu que tu as choisi pour sanctuaire
A été si souvent profané et, là où était auparavant ton siège,
On trouve maintenant malheureusement l'idolâtrie des péchés,
Pour ton outrage, pour ma honte.
C'est bien pire en moi que là-bas à Jérusalem.

Aria da capo

Oui, oui, apparais donc en grâce !
Tu vois les dommages,
Ce n'est que par ta bonté que je peux redevenir ton temple.
Éclaire-moi, purifie-moi et fortifie-moi à nouveau,
Pour que je me consacre alors à toi seul.
Donne à mon âme la force de lutter,
Afin que le diable, le monde et le sang,
Dont aucun ne reste en repos
Dans cette imperfection,
Ne reviennent préparer ta maison pour leur service,
Jusqu'à la Résurrection, lorsque
Tu reconstitueras mon corps à partir de la poussière;
Alors la splendeur du dernier temple brillera plus parfaitement que le premier.

 

Air

 

Mort et corruption, entrez,
Abattez ce temple !
Jésus le rebâtira là-bas,
Rien alors ne le profanera;
Car le pur éclat de la divinité
Emplit et sanctifie mes membres.

[1] Jérémie 7, 11; Matthieu 21, 12 - 13

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Erwachet zum Kriegen

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Éveillez-vous et en guerre
cantate pour voix haute, flûte à bec & continuo

Pour le 1ème dimanche de l'Avent
texte: auteur inconnu

twv 1: 481

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Romains 13, 11 - 14

Et parce que nous savons en quel temps nous sommes, à savoir que l'heure est venue de sortir du sommeil (car notre salut est plus proche maintenant que quand nous le croyions, la nuit est avancée, le jour approche), rejetons l'œuvre des ténèbres et revêtons les armes de la lumière. Marchons honnêtement comme en plein jour, loin de la gloutonnerie et des beuveries, des chambres et de l'impudicité, des querelles et des jalousies; mais revêtez-vous du Seigneur Jésus Christ, et prenez garde que le corps ne s'adonne à la luxure.

 

 

Air

 

Éveillez-vous, et en guerre,
Âmes, armez-vous !
Debout, debout pour maîtriser les sens !
Pratiquez, par la force de l'esprit,
Une noble chevalerie !
Cherchez, par la vigilance, la prière et la foi,
À vaincre vos ennemis,
Sinon vous perdez le royaume de Sion !

 

Récitatif

Le jour paraît, voici l'heure
De sortir du sommeil et des ronflements
Et d'aller au combat de toute sa chair et son sang !
Le salut est proche; mais le danger
Et la chute aussi sont plus proches que vous ne le croyez;
Car qui piétine le salut
Obtiendra au lieu du salut la perte,
Et au lieu de la bénédiction la malédiction.
Le roi de grâce apporte la paix de Dieu;
Mais à ceux qui vivent dans une paix vile,
Cette paix ne sera pas accordée.
Ainsi, bonne nuit, ô amitié
Qui fais de Dieu mon sévère ennemi !
Que te soient jurés une haine constante, un combat constant,
Jusqu'à ce qu'en même temps que la vie
Ton pouvoir aussi se perde.
Mais toi qui enflammes ma volonté,
De qui vient aussi l'achèvement de mes entreprises, [
1]
Mon roi, donne-moi dans cette frénésie
La force céleste, et par ton esprit,
Puisque l'entreprise est trop rude pour moi seul,
Insuffle ta force à mon impuissance !

 

Air

 

Arme-moi de ta puissance,
Dieu, mon Sauveur, ma forteresse !
[
2]
Aide-moi à combattre, aide-moi à lutter !
Aide-moi à dominer les désirs déchaînés,
Sanctifie-moi encore et encore !
[
3]

[1] Philippiens 2, 13
[2] Psaume 18, 2
[3] I Thessaloniciens 5, 23

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traduction: Jacqueline & Alain DUC