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Le Jugement de Pâris
Masque livret de
M. Congreve John
Eccles [c. 1668 - 1735]
or
the Prize Music
représenté pour la première fois
devant la noblesse et les gentilhommes
au Dorset Garden,
le 21 Mars 1701
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les personnages Mercure |

Mercure Pâris Mercure
On
voit dans le lointain Junon, Pallas et Vénus
descendre dans différentes
machines.
Pâris Mercure Heureux
humain, Pâris
Mercure
remonte. Pendant
quon joue une symphonie, Junon descend de sa
machine; après la symphonie, elle
chante.
Junon Pallas Vénus Tourne-toi
par ici, doux berger. Pallas Junon Vénus,
Pallas
et Junon Pallas
et Junon Vénus Tourne-toi
par ici, doux berger. Pallas Junon Vénus,
Pallas
et Junon Pâris I. II.
Junon I. II. III. IV. Chur
Pallas I. II. Oh,
quelles joies offre la conquête ! Chur
Vénus Arrête,
charmant berger, suspends ton choix; Que
restent loin de toi les soucis et
lanxiété, Chur Vénus I. II. III. IV. Pâris Cesse,
ô déesse du désir,
Pâris
donne à Vénus la Pomme dor.
Plusieurs Amours et les trois Grâces
rayonnantes descendent du char de Vénus, ils
appellent les Heures qui se rassemblent ainsi que
toute la suite de Vénus. Tous
sunissent en un cercle autour delle, et
chantent le dernier grand chur, tandis que
Junon et Pallas remontent.
Grand
chur Par
ici, toutes les Grâces, tous les Amours, |
Trois Chansons folles
1. Chanson
chantée par Mme Hodgson John
Eccles [c. 1668 - 1735]
2. Chanson chantée par Mme Hodgson
3. Chanson chantée par Mme
Bracegirdle
1. Chanson de
Elle prend des risques, il gagne, chantée par Mme
Hodgson
[A
Song in She Venturs He Winns, Sung by Mrs
Hodgson]
Des
pensées sans repos, un esprit confus, Quand le
cher objet est présent, Dites-moi,
quelquun bien lettré en amour, Extrait de
Elle
prend des risques, il gagne
(1695), auteur anonyme.
Un court sommeil, de profonds soupirs, ah ! je crains
beaucoup
Le temps inévitable assigné par le destin
Où lamour sapproche.
Mon âme toute émoustillée est en
feu,
Sa vue est un bonheur céleste,
Et sil reste, je ne peux me retirer.
Si ce sont les symptômes de ce mal;
Hélas, je crains que mon cur ne mait
échappé,
Je suis esclave de lamour, et aime en vain.
2. Chanson de la
comédie intitulée Le Train du monde, paroles de
M. Congreve, chantée par Mme
Hodgson
[A
Song in the Comedy calld The Way of the World, the Words by Mr
Congreve, Sung by Mrs Hodgson]
Lamour
nest que fragilité desprit Ce qui
donne du plaisir, ce nest pas Ainsi je
nestime la conquête Extrait de
la pièce Le
Train du monde
(1700), de William Congreve.
Sil nest pas joint à lambition,
Une flamme étiolée qui expire si elle
nest pas alimentée,
Et, si on lalimente, se perd en feux qui se consument
eux-mêmes.
Blesser un garçon folâtre ou un jeune homme
amoureux,
Mais cest la gloire davoir percé le
cur dun galant
Pour lequel des beautés moindres soupirent en
vain.
Que si jinsulte les yeux dune rivale,
Sil y a du plaisir dans lamour, cest quand
je vois
Le cur pour lequel dautres saignent, saigner
pour moi.
3. Chanson de
folie dans Don Quichotte, chantée par Mme
Bracegirdle
[A
Mad Song in Don Quixote Sung by Mrs Bracegirdle]
Je
brûle, je brûle, mon cerveau se réduit en
cendres, Cest
un orgueil aussi brûlant que lenfer Adieu,
adieu, joies exaltantes, Extrait de
LHistoire
comique de Don Quichotte,
par Thomas dUrfey (1653-1723).
Chacun de mes yeux aussi jette des éclairs;
Ma poitrine abrite un feu durable
Qui ne pourrait expirer en mille ans.
Souffle les vents, grand Maître du monde, souffle,
Amène par ici le Pô et le Gange,
Le temps est lourd,
Verse-les tous sur mon âme,
Elle sifflera comme du charbon ardent,
Mais jamais ne rafraîchira pour autant.
Qui me fit dabord me rebeller;
Du trône imposant de lamour,
Jai chu, ange maudit,
Et je déplore maintenant le sort
Que je me suis fait moi-même,
Folle que jétais de ne pas apprécier
quand jétais bien.
Loin dici, colifichets de fantaisie
Qui habilliez mon visage et mon corps pour
séduire,
Apportez-moi un poignard, du poison, du feu,
Car le mépris sest mué en
désir,
Tout lenfer ne connaît pas la rage que
jendure, malheureuse.
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